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L'occultisme ne s'épanouit vraiment que lorsqu'il est soumis au Divin. La Mère
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Le nectar d'immortalité de Swami Ramalingam


EXTRAIT DE «JOTI AGAVAL» (Poème de Swami Ramalingam, couplets 725 à 740.)
«O mon unique Amour qui a jailli de mon cœur et l'a rempli tant qu'il a fait fleurir ma vie. O mon unique Seigneur d'Amour qui s'est donné à moi totalement, qui par la Lumière-de-Grâce m'a transmué. Cet Amour est entré en moi et s'est uni à mon cœur, transformant mon corps en un corps doré. La peau est devenue souple; l'influx du courant nerveux vibre à travers tout mon corps, avec une pause entre chaque vibration; les os sont devenus pliables et de nature plastique; les muscles sont lâches et se sont vraiment déliés; le sang s'est condensé dedans; la semence s'est concentrée en une seule goutte et confinée dans la poitrine; les pétales du cerveau se sont ouverts et répandus; l'amrita [le nectar d'immortalité] jaillit en cascades à travers le corps et le remplit; le front est lumineux et transpire; le visage est lumineux et irradie; le souffle est plein de paix et il devient frais et rafraîchissant; le sourire intérieur rayonne; les cheveux se dressent sur la tête; des larmes de joie coulent vers les pieds; la bouche vibre d'un appel passionné [vers le Divin]; les oreilles vibrent d'un son musical en sourdine; le corps est devenu frais; la poitrine est lisse et se dilate; les mains se joignent [comme en prière]; les jambes pivotent ou font le tour complet; le mental fond doucement; l'intelligence s'emplit de lumière; la volonté est pleine de joie et d'harmonie; l'individualité s'est élargie partout; le cœur s'est épanoui dans un sentiment d'universalité et peut sentir physiquement le monde; le corps de connaissance est devenu tout béatifique; même l'egoïsme spirituel des sens a disparu: les sens (tatvas) ont été entièrement remplacés par la Vérité (satva); le principe de vérité ou la substance de vérité maintenant dominent uniquement; l'attachement aux objets des sens et aux choses du monde s'est dissous; seules, l'aspiration et la volonté de se fondre dans la Grâce sans limite grandissent et s'intensifient.»

Commentaire de ce texte par la Mère dans: L'Agenda, 11 juillet 1970
 

Chair spirituelle et corps glorieux



Chair spirituelle et corps glorieux dans le martinisme:
 "L'alchimie véritable", Loge Hathor (saint Étienne):
" Comme l’écrit Denis Labouré, "Il est illusoire de penser qu’une filiation historique ininterrompue aurait permis aux secrets des Mystères antiques de parvenir jusqu'aux loges maçonniques. Mais ils ne sont pas tombés du ciel et il est probable qu'ils y sont parvenus par des lignées de mages et d'alchimistes qui œuvrèrent dans le silence de leur oratoire, avec ou sans patente ! Au XVIIIe siècle, les loges leur servirent de support d’enseignement ou de vivier dans lequel ils recrutèrent. Des hommes comme Cagliostro intégrèrent dans les rites maçonniques qu’ils créèrent les pratiques apprises dans des cénacles plus fermés. En1784, Joseph Balsamo (1743-1795), alias Cagliostro, créait à Lyon le " Rite de la Haute Maçonnerie Égyptienne " qui ne lui survécut pas. Historiquement, rien n’est certain sur les origines du rite mis en place par son créateur après un séjour à Malte puis à Naples. Le hiérophante ou " Grand Cophte ", son titre en Maçonnerie Égyptienne, affiche son objectif ; la construction d'un corps de lumière, un corps glorieux. Dans les quarantaines spirituelles, il précise : " Chacun recevra en propre le Pentagone (Étoile Flamboyante), c'est-à-dire cette feuille vierge sur laquelle les Anges primitifs ont imprimé leurs chiffres et leurs sceaux, et muni de laquelle il se verra devenu Maître et chef d'exercice ; sans le secours d'aucun mortel, son esprit est empli d'un feu divin, son corps se fait aussi pur que celui de l'enfant le plus innocent, sa pénétration est sans limites, son pouvoir immense, et il n'aspire à plus rien d'autre qu'au repos pour atteindre l'immortalité et pouvoir dire lui-même : Ego sum qui sum. " Cette immortalité étant acquise pendant la vie physique, Cagliostro décrit ici une étape de l'alchimie interne."

 http://www.philosophe-inconnu.com

Le premier corps que Dieu ait créé


Le premier corps que Dieu ait créé est celui des esprits angéliques éperdus (ou hébétés, al-muhayyama) devant la Majesté divine. 
Ce sont eux dont procède l’Intellect premier et l’Âme universelle. C’est avec le « corps » de ces esprits angéliques que se finalise la création des « corps lumineux » à partir de la lumière de la Majesté divine.     

 

IBN ARABI : Extraits du Chap.13 des Futûhât 
Les corps lumineux et les anges chérubins

        

Une colonne de lumière vivante




Il n'y avait plus de corps, il n'y avait plus de sensation; seule existait une colonne de lumière montant du lieu où se trouve ordinairement la base du corps jusqu'au lieu où se trouve ordinairement la tête, pour former là un disque de lumière comme celle de la lune ; puis de là, la colonne montait toujours jusque très loin au-dessus de la tête pour s'épanouir en un immense soleil éclatant et multicolore, d'où retombait une pluie de lumière dorée qui recouvrait toute la terre.

Puis lentement la colonne de lumière est redescendue formant un ovale de lumière vivante, éveillant et mettant en mouvement, chacun d'une façon particulière, selon un mode vibratoire spécial, les centres qui se trouvaient au-dessus de la tête, à la place de la tête, de la gorge, du cœur, au milieu du ventre, à la base des reins, et encore plus bas. À la hauteur des genoux, le courant ascendant et le courant descendant se rejoignirent, et la circulation se fit ainsi d'une façon ininterrompue, enveloppant tout l'être d'un immense ovale de lumière vivante.

Puis lentement la conscience est redescendue d'étape en étape, avec un arrêt dans chaque monde, jusqu'à ce que la conscience du corps soit revenue. La reprise de conscience du corps fut, si le souvenir est exact, la neuvième étape. À ce moment encore le corps était tout à fait raide et immobile.


MÈRE (Mirra Alfassa),
PRIÈRES ET MÉDITATIONS, LE 2l JUILLET 1914